La problématique de primes non payées aux joueurs devient plus en plus récurrente en Afrique. Nous pouvons citer la sélection du Togo, du Sénégal, du Nigéria et celle de la RD Congo. Les Super Eagles ont refusé de monter à bord de l’avion qui devait les amener au Brésil pour prendre part à la Coupe des Confédérations de football parce qu’ils n’avaient pas encore touché leurs primes.
La RD Congo n’est pas en reste, car avant le match contre le Cameroun comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde Brésil 2014, les jours avaient aussi posé ce même problème avant de monter sur la pelouse. Lors de la Coupe d’Afrique des Nations de football en Afrique du Sud. Les léopards qui préparaient la compétition avaient réclamé leurs primes de stage et ont menacé l’Etat de ne prendre part à la compétition.
Les Lions indomptables n’ont pas été épargné. Eto’o et ses coéquipiers étaient monté au créneau pour exiger leurs primes avant la phase finale de la Coupe du Monde en 2010 en Afrique du Sud.
Le football, entreprise de gros sous, l’improvisation de l’Etat
Pour paraphraser les analystes d’africa top sports, le football est devenu depuis plus d’une décennie une affaire de gros sous, mieux une entreprise. Les joueurs perçoivent des montants faramineux après une victoire, soit en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations ou lors des compétitions FIFA. Les équipes nationales qui dépendent de la trésorerie publique ne sont pas subventionnées par leur fédération respective. Les charges liées aux primes des joueurs deviennent lourdes pour les Etats qui cassent leur tirelire avant d’accompagner les joueurs.
Les primes non payées n’ont jamais été dans la ligne budgétaire des différents pouvoirs publics. Ceci dénote de l’improvisation et de l’inexistence de la mise en place d’un mécanisme capables de gérer les dépenses. Sans oublier aussi le détournement du denier public.
Relation entre Fifa et les associations de football
La Fédération internationale de football soutient les différentes associations qui sont liées à l’instance par des fonds du projet. Mais force est de constater que les fonds dédiés aux structures et à l’aménagement des joueurs ne suivent pas leur cursus normal. Les responsables en charge du sport confondent souvent la caisse de leur association à la leur.
Et on parle souvent de détournement et de la gestion opaque des fonds de la FIFA. Le cas du Centre sportif que la FIFA avait financé la construction en RD Congo, il y a des années, les travaux pataugent toujours. Aussi l’argent que génère le football à l’intérieur du pays, comme des droits publicitaires, des billets d’accès au stade et autres n’est pas profitable au développement du football.
Du coup, le football tombe dans une cacophonie notoire provoquant des réclamations des joueurs par rapport aux primes.
La FIFA doit prévoir un mécanisme de suivi pour les projets exécutés en Afrique et les gouvernements doivent allouer les fonds nécessaires au football, pour bien couvrir toutes les dépenses ayant trait à la préparation des équipes.
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